Contribution au débat en cours sur L’affaire du siècle.
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Contribution au débat en cours sur L’affaire du siècle.

On ne sort pas du capitalisme en passant par ses institutions. Comme le disent les promoteurs de L’affaire du siècle, les humains se nourrissent de récits pour se construire et agir. D’après vous, qui va gagner à ce petit jeu perdu d’avance ?

Les entreprises aussi peuvent attaquer les États en justice, et par exemple forcer l’Allemagne à débourser un milliard d’euros. Elles utilisent cette menace pour contraindre les gouvernements. Et les gouvernements, quant à eux, ne peuvent se passer des entreprises et de l’exploitation au risque de disparaître. Les États ne sont pas des outils neutres, ils doivent maintenir la croissance ; il n’y aura jamais de décroissance d’État. On ne sort pas du capitalisme en passant par ses institutions. Et alors qu’il y a urgence, on se lance dans une action judiciaire longue, coûteuse, autant qu’inutile… Il y a un danger à nous faire espérer quoi que ce soit d’institutions qui, structurellement, ne peuvent pas le faire. 

J’entends “en attendant on bloque”. Ok il faut bloquer, mais en attendant quoi ? Que l’État sorte du capitalisme ? Il ne peut pas ! Chercher à faire de l’État un acteur du changement, ou un interlocuteur dans une semaine, un mois, six ans… C’est perdre un temps précieux alors qu’il y a urgence.

Le citoyennisme renforce l’État, la non-violence le protège, alors qu’on crève de ne pas l’abolir.

 

 

 

 

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