Les jardins de la Buisserate

Les jardins de la Buisserate

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À Saint-Martin-le-Vinoux, dans l’agglomération de Grenoble, il y a une parcelle d’environ 5000m2 : les jardins de la Buisserate. Cet îlôt de nature au milieu du béton est utilisé par les habitant·es des résidences populaires. Oui mais voilà, la Métropole doit s’étendre. En 2012, le maire monte un projet immobilier pour construire 4 immeubles à la place des jardins. En 2019, les habitant·es s’organisent : pétition, manifestations, sensibilisation, recours en justice, etc. pour éviter la destruction.

Depuis plusieurs semaines, 7 personnes subissent la répression pour avoir tenté de défendre les jardins. Elles ont été mises en examen pour association de malfaiteurs, groupement en vue de commettre des dégradations, et intrusion sur un terrain privé en vue d’y habiter. Dans ce contexte, Floraisons est co-signataire d’une tribune de soutien. Nous leur témoignons notre solidarité, ainsi qu’à toutes les personnes qui se battent pour la défense du vivant.

C’est pourquoi ce vendredi 11 décembre, nous assistons à la conférence de presse organisée devant le Palais de Justice de Grenoble. À cette occasion s’expriment des membres du Collectif Avenir des Terres, du collectif anti-repression 38, de France Nature Environnement, des Citoyens pour le Climat Grenoble, deux personnes mises en examen et leur avocat, et des habitant·es du quartier.

 

Tribune de soutien aux 7 mis.es en examen des jardins de la Buisserate

Dans la nuit du 4 septembre dernier, 6 personnes ont été interpellées en périphérie de Grenoble à Saint-Martin-le-Vinoux sur les jardins ouvriers de la Buisserate, qui étaient menacés par un projet immobilier. Après 60h de garde-à-vue, 5 perquisitions et des prises d’ADN parfois forcées, elles ont été mises en examen pour association de malfaiteurs, groupement en vue de commettre des dégradations, et intrusion sur un terrain privé en vue d’y habiter. Depuis, elles subissent un contrôle judiciaire extrêmement strict : assignation à résidence entre 20h et 7h, interdiction de quitter le territoire français ou de se rendre sur la commune de Saint-Martin-Le-Vinoux, obligation de pointer chaque semaine au commissariat et de trouver un emploi ou une formation, et interdiction d’entrer en contact les uns et unes avec les autres. Le 6 octobre, une 7ème personne a été mise en examen pour les mêmes faits et subit aujourd’hui la même répression.

Pourtant, leur seul crime commis dans cette affaire est d’avoir, et pour seulement certain-e-s d’entre eux, pénétré sur ces jardins. Ils et elles souhaitaient participer à la mobilisation autour de la défense de ce lieu en ouvrant, sur les jardins, un lieu de vie et d’échanges pour les habitant-e-s du quartier. À l’heure où l’artificialisation des sols et la destruction de la biodiversité mettent l’avenir de notre planète en péril, ce sont les personnes qui s’y opposent qui se voient criminalisées. Face aux impasses juridiques auxquelles la mobilisation a fait face, c’est toute une inventivité combative au service du Bien Commun qui est menacée par une procédure démesurée.

Nous, associations, syndicats, collectifs et organisations politiques, nous indignons de ces procédés, et souhaitons témoigner notre inquiétude sur l’avenir des mobilisations écologiques quand la justice réprime celles et ceux qui mettent leur vie en jeu pour l’avenir du monde qu’ils et elles habitent. Nous souhaitons témoigner notre soutien aux 7 personnes mises en examen, ainsi qu’à toutes les autres qui se battent pour la justice climatique.

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1 Comment
  • gobois64
    Posted at 17:22h, 20 février Répondre

    l’État est de plus en plus répressif, cela devient intolérable et dangereux ! Merci pour ce compte-rendu !

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